|
www.wearethelions.com
![]() les groupes sont en écoute sur http://www.myspace.com/wearethelionsmusic La mensuelle éclectique et défricheuse. 6# Mercredi 4 avril 2007, 20h00 à La Flèche d'Or Invitation par mail ici ou envoyez un mail à contact@roymusic.com |
|
LASSON (Paris)
La lassonade. Ingrédients : une voix, des mots, un ordinateur, une guitare
épiphone, un verre de rouge, des banques de sons, des synthés virtuels,
250 Go d’amis violonistes, un digital performer ou équivalent. Recette
: écrire quelques mots, bien agiter, noter la phrase, puis se laisser
porter. Agripper une guitare, Epiphone de préférence, gratter autour du
mi mineur tout en chantonnant, servir un verre de rouge et laisser reposer.
Battre le texte et les notes, jusqu’à former une base homogène. Prendre
des banques de sons. En extraire des tac, des boums et des ouahou, selon
inspiration. Chantonner la base sur les tac boums, ouahou. Si la sauce
prend, passer à l’étape suivante, sinon, revenir à l’étape précédente.
Prendre une guitare, des synthés virtuels et 250Go d’amis violonistes.
Agiter, organiser, jeter, transformer et mélanger enfin au tac boum ouahou.
Il ne reste plus qu’à poser la voix, sensuelle dans les graves, fragile
dans les aigus. Et mixer le tout avec digital performer ou tout autre
séquenceur préféré. La lassonade électro pop est prête. |
|||||||||
|
ULTRAZEEN (Paris) Entre
riffs acérés, beats explosifs et envolées vocales rageuses, Ultrazeen
déploie depuis 2002 un rock’n’roll qui a tout du plus court itinéraire
possible entre Paris et Londres. Avec son chanteur natif de Hammersmith
et ses musiciens plus familiers des Grands Boulevards, le groupe réinvente
la géographie et trouve dans cet “effacement” de la Manche le secret de
son alchimie. Moderne dans sa manière d’aborder le genre, audacieux dès
lors qu’il s’agit d’en faire sa matière propre, Ultrazeen assène son brit-rock
avec une fougue et un naturel désarmants. |
|||||||||
|
ROYAL GALA (Paris) Royal
Gala a failli s'appeler Le Sextet 69, et cela prouve une chose, et une
bonne : ces gars-là savent ne pas se prendre au sérieux. Mais qu’on ne
s’y trompe pas : ça rigole, certes, mais ça joue sévère. On ne peut pas
rire de ce que l’on fait si on ne le fait pas bien. Voilà pour l’ensemble.
Dans le détail, qu’est-ce qu’on a ? Un batteur- chanteur-auteur compositeur
faussement nonchalant "à la Dutronc et un groupe uni par un même état
d’esprit selon lequel le second degré est toujours au-dessus du premier.
Chansons qui jazzent ou Funk qui cause bien, les mots de Royal Gala sont
sa force et son ciment. A l’image des musiciens, ces textes-là ont un
double fond, une face cachée, un revers en coup droit. Ironie, cynisme
même, mais tout cela n’est pas que pour rire. Tout cela a un sens. Tout
cela entre par la petite porte, celle qui ne se referme pas, celle qui
conduit (auditif) directement là où ça gratte. Portraits des déviances
de l’époque, héritage d’une décadence, chroniques de dérives banalisées,
Royal Gala ricane là où les rouages grincent. C’est que la dérision est
une affaire sérieuse. |
|||||||||
|
ODRAN TRUMMEL (Poitiers)
Né aux Pays-Bas d’un père néerlandais et d’une mère française, Odran Trümmel
passe la majeure partie de sa vie entre la France et l’Ecosse, où il se
fait la main sur les scènes ouvertes des nombreux pubs d’Edimbourg. Amoureux
du folk pratiqué en leur temps par Nick Drake et Bert Jansch, il multiplie
les arpèges de guitare, donnant une texture acoustique à des chansons
dont les arrangements lorgnent plutôt du côté d’une pop légère, teintée
parfois de mélancolie mais toujours richement rythmée. Depuis novembre
2006, c’est en compagnie de Fabien (batterie/basse) et d’Andy, le Québécois
multi-intrumentiste (basse/saxophone/guitare) qu’il se produit, décuplant
ainsi l’énergie déjà présente lors de concerts désormais mâtinés de rock
cracra. Une évolution perceptible dans le deuxième album d’Odran, Mutants
and Loonies, à paraître très prochainement. |
|||||||||
|
THIRD EYE FOUNDATION (Bristol) Navigant
entre la drum’n bass de sa Bristol natale, le hip-hop et la dub, Matt
Elliott et sa Third Eye Foundation décrivent leur musique comme « difficile
à résumer par les mots ». Sombre et confuse, elle est intimement liée
à la personnalité trouble du chanteur, se décrivant lui-même comme un
quasi schizophrène. Se revendiquant essentiellement de Bill Hicks, leurs
compositions sont des expérimentations bruitistes qui laissent pourtant
une grande place à l’émotion. Sur leur site, un fan résume leur style
: « une musique pour se relaxer assis dans son fauteuil, en regardant
le monde se détériorer et partir en lambeaux |
|||||||||
|
|||||||||